good bye Pétain
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Je reviens
Bientôt.
(dans deux semaines, genre. Je travaille à fond sur le layout) (Je sais ce que tu penses) (Faire un trailer quand il reste deux lecteurs dont un bot, c'est pour le moins chafouin) (Mec. Je n'ai jamais - vraiment, jamais - prétendu à la dignité ) (tavu ?) (J'ai fait comme un effet miroir avec le post d'avant) (Je suis sacrément balaise, hein ?)
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Je m'en vais
Bisous. (oui je reviendrai, ailleurs) (oui je l'annoncerai probablement ici, comme une fiotte) (n'en profitez pas pour mourir, ça me ferait de la peine)
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D'un échec
Caro s'est fait casser la gueule en rentrant. Son frère passe me chercher, il veut la voir tout de suite. Sur le périph' je baille sans trop savoir ce que je fous là, jusqu'à ce qu'il me demande si je peux rester avec elle vu que lui bosse demain, et moi non. Les portes défilent, je me souviens quand mon père me trimballait de ma banlieue au lycée et qu'on avait les yeux fixés sur BP : FLUIDE, ne pas arriver à la bourre, ne pas se faire remarquer, quel ennui déjà, quel manque de tempérament à se couler dans les murs, à ne jamais remuer, cette existence à prise rapide, l'ennui toujours à surveiller ta soeur qui n'aura jamais besoin de moi, qui n'aspire certainement qu'à une solitude transitoire, sais-tu comme j'aurais aimé avoir une soeur ? Je lui parlerais comme je t'écris ici, je lui dirais dix minutes de la porte de vanves à molitor, quel ennui soeurette, et ma vie se noierait dans l'insignifiance du périphérique fluide, peut-être m'aurait-elle retenu avant que je me barre de la famille, ou peut-être qu'elle m'aurait détesté ou plus probablement elle s'en foutrait, elle dirait à ses copines, mon frère est un con qui me parle du périph', il download du hentaï et ne parle que du périph', il écoute edwyn collins et toujours son obsession du périph', putain j'en peux plus je vous le vends, et ses copines auraient pris des airs dégoûtés en gloussant. Quel ennui dans cette caisse qui tend à combler l'affection ou le manque supposé de celle-ci, entre un frère qui s'inquiète pour sa soeur et moi qui joue les utilités, qu'est-ce que ça change mon ami, que je sois là ou pas je n'ai jamais rien consolé, je poserai mon cul sur son lit et elle me racontera son histoire pour que je te la répète et que je te rassure, elle sera souriante et me dira que ça aurait pu être pire, et je répèterai oui ça aurait pu être pire, tu sais on se fait tous tabasser une fois en arrivant à paris, c'est la coutume qui veut ça, et peut-être qu'elle sourira, mais putain quel ennui de partager sa détresse avec moi qui ne m'inquiète plus de rien puisque l'inquiétude ne sert à rien, les petites filles ne veulent pas de garde-chiourne toujours prêt à leur torcher le cul, elles rêvent d'aventures à paris, de sauvagerie en instance, de grands élans échevelés mais jamais d'un gros cul posé sur leur lit qui les renvoie à l'ordre juste (hihihi) des choses, à l'innocence qui leur colle à la peau et les englue dans l'incertitude des rues désertées, mon ami ta soeur va me détester jusque dans mon absence de sollicitude car je ne feindrai pas une compassion de bazar pour celle qui s'est pris deux claques pour un portable, bien sûr que c'est grave, bien sûr que c'est affligeant, mais la compassion serait pire que tout pour elle qui n'attend rien sinon, et là je prends les paris, d'être seule, de pleurer la sécheresse citadine et de massacrer son oreiller. Quel ennui dans la ville sous les néons du périph', dans l'éclair alterné des tunnels où s'étrillent les carrosses, dans le crâne de ton frère admirable d'amour, moi qui n'ai jamais été responsable, moi qui n'aime rien tant que la désertion et le cul de shirley manson. Tout est posture mon ami, et mon indifférence aussi, qui pisse dans les blizzards de complaisance, à l'abri de la chaleur, du contact, de tout ce qui fait à peu près la vie (l'absence de tempérament, c'est exactement la mort). Tout ça m'explosera à la gueule et je viendrai chouiner ici tandis que d'autres prendront la relève de l'impertubable froideur, quand je bafouillerai mes sentences définitives et qu'ils se grandiront de quelques insensibleries érigées en névroses. Tout est posture, mes couilles pour le reste.
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Ma lettre à la Kommandantur
Puisqu'il ne faut désespérer de rien : vendredi soir, Laurent Laurent a gerbé sur la chanson française, sous le mépris terne de dick rivers, sinclair, un critique des inrocks et cette relou de brigitte fontaine. Mépris qui s'est vite transformé en incrédulité (quoi, bashung c'est de la merde ? OMG) puis en constipation circonstanciée (non mais c'est le genre du pamphlet qui veut ça, il peut pas cracher sérieusement sur TOUTE la chanson française. Si ? OMFG) Gageons qu'on invitera Grand Corps Malade d'ici peu, histoire de se faire pardonner.
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La grippe aviaire dans mon cul
Bon, je suis malade, inutile de s'attendre au goncourt léthargique qui fait l'ordinaire de ce blog agonisant. Je me traîne comme une merde du lit au canapé, voilà pour mon quotidien. Par chance, j'ai acheté un jeu la veille du désastre organique, alors j'appuie sur des boutons et triture l'analogique entre deux hurlements, impossible de passer les combos élémentaires, juste le déroulement clinique de la lutte, parer, esquiver, contrer. Putain c'est la louze. Ma terreur du moment, cette fièvre accrocheuse qui m'incline au végétatif, un cadavre qui ne se bouge plus qu'en spasmes. Je sens bien qu'au final, je vais sortir acheter mes clopes en slip ou rappeler une ex, ces petites morts de l'âme qui vous laissent longtemps à contempler les gyrophares. En attendant je dors, et quand je ne dors plus je cloisonne une narine pour expirer violemment, c'est un peu la théorie du big-bang expliquée à mes bactéries, j'en fous partout. Je rêve de cocktails grenadine et de passions éventrées, les retombées froides de l'orgasme sur mon lit puant la sueur, ça me congestionne de la tripe et le couloir est long qui mène aux chiottes, si long. En adulte responsable, j'ai mis cette époque souffreteuse à profit : constitution d'une anthologie Joe Dassin, découverte du répertoire Lavilliers, dont je me fais une joie de te citer quelques lignes : Mais c'est quand même ici que poussa tout petit cette fleur de grisou à tige de métal On n'est pas d'un pays mais on est d'une ville Où la rue artérielle limite le décor Les cheminées d'usine hululent à la mort La lampe du gardien rigole de mon style (St Etienne) Ah on fait moins les malins ! Et puis je lis des trucs complexants d'ardeur et d'envol, comme le journal d'O que tout le monde connaît, m'enfin y'a longtemps que je suis cramé pour la hype. N'empêche, je préviens amicalement : le prochain que je chope avec cette concision dans l'abrasif, peut y'avoir baston. Si c'est un mec évidemment, parce qu'une fille brillante a une excuse : c'est une fille. Sinon ouais, c'est l'âge qui est un gauffrage, qui te ratiboise et t'emmène fleurir les copeaux. Fais chier.
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Ioulia Kapoustina
Deux rêves récents : dans le premier, je meurs d'un cancer, je me marre avec les infirmières quand elles extraient un chapelet d'olives de mon bide. Dans le second, je pars au québec, curieusement situé au nord de la france, près de lille. J'ai 12 ans, je me fais une copine en cours, une blonde très mignonne, on imite l'accent local et l'instit' nous vire. La fille est anéantie, s'imagine déjà sdf, alors je l'emmène chez un pote où j'essaie vainement de la partouzer. J'explique à Monsieur, je vais arrêter de fumer par superstition ou par connerie. Il dit je comprends, mais tu ferais mieux de surveiller tes pulsions pédophiles et de réviser ta géo. Mon karma pue la merde et mes potes s'en foutent. C'est quand même triste. J'ai pris un an de plus, je déprime. Définitivement trop vieux pour choper de l'estudiantine besogneuse à la sortie des lycées. Finies les grasses mat' à parler de ses profs, de ses concours d'entrée, du bac qui ne vaut plus rien. Fini le temps où je valais encore la peine de sécher des cours. C'est la fin, je me vois déjà dragouiller la secrétaire du DG pour un plan de carrière qui s'embrase, faire gaffe à mon poids et regretter l'abandon de jack lang. Ma vie de vieux, où je pourrais plus danser le hiphop en calbut' et télécharger du charlebois sans me sentir vaguement coupable. Merde, ne plus bouffer de bigmac au prétexte d'une idéologie prolétaire (mes ante-origines homey, on y échappe pas, tout est poussière), s'intéresser au monde et au darfour, arlette chabot en prime-time, un avis sur angot, critiquer la starac et ne plus crever d'amour pour Ioulia Kapoustina. Ioulia, c'est fini avant d'avoir commencé, je suis vieux et con, je n'éternue plus dans les cendriers, j'ai renié mon panache savez-vous, je gerbais mon gin au salon, ma vodka au cul des mondaines, voilà ce qu'était mon panache, je l'ai renié pour une dignité qui n'est qu'une équivoque incestueuse, la sale dignité des putes dont je suis, mais c'est trop tard Ioulia, j'ai abandonné des amis, pleuré des ruptures et plaqué des connes, c'est mort et cent fois mort, je n'ai pas aimé les roses et j'ai vu périr les jardiniers, je n'ai pas cru au web 2.0, Ioulia, pour moi c'est fini, à l'heure du jugement dernier, ce sera une balle dans la nuque. Ah Ioulia ! Na zdorovie !
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